Symptômes et dépistage des IST : herpès génital, chlamydia, VIH...

depistage_ist

Anciennement appelées MST (Maladies Sexuellement Transmissibles), les Infections Sexuellement Transmissibles se traitent, pour la plupart d'entre elles, très bien lorsqu’elles sont dépistées à temps.

Elles peuvent aussi avoir de graves conséquences si elles ne sont pas soignées. Il est donc important de traiter une IST même si elle ne cause pas de symptôme.

Quels sont les risques des différentes IST ? Comment et où faire un dépistage ? Quels sont les traitements ?

Nos médecins vous aident à y voir plus clair.

Herpès génital, condylomes, chlamydia... Consultations médicales en ligne et sans rendez-vous pour obtenir un traitement

Qui est concerné par les IST (infections sexuellement transmissibles) ?

Toutes les personnes ayant des rapports hétérosexuels ou homosexuels non-protégés avec des partenaires différents sont concernées par le risque d’avoir une IST. Tout type de rapport est concerné : pénétration, cunnilingus, fellation, anulingus, échange de sex-toys.

Quels sont les principaux symptômes communs aux IST ?

Il faut savoir que les symptômes d’une IST sont parfois discrets ou inexistants. C’est pour cela qu’il est important de se faire dépister après une relation à risque.

Il faut également prêter attention à des signes qui pourraient apparaître tels que des démangeaisons, des brûlures, des écoulements, des pertes vaginales plus abondantes que d’habitude et/ou malodorantes, un saignement vaginal inhabituel, des douleurs dans le bas du ventre, des lésions, boutons sur les parties génitales, dans l’anus ou dans la bouche, des éruptions cutanées ou tout autre symptôme inhabituel.

Comment se transmettent les IST ?

Les infections sexuellement transmissibles s’attrapent principalement lors des relations sexuelles. Cependant, ce n’est pas le seul mode de transmission.

La mère, lors de la grossesse, peut transmettre le virus de l’herpès au foetus (le virus passe dans le sang et peut donc atteindre le foetus) ou lors de l’accouchement (le virus est présent dans les sécrétions vaginales et peut donc contaminer le bébé lors de son passage par les voies génitales).

La mère peut aussi transmettre le VIH à son enfant lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement.
Il y a aussi un risque de transmettre la chlamydia au bébé pendant l’accouchement.

Il est également possible d’attraper le VIH, l’hépatite B ou C à travers une seringue contaminée ou avec du matériel médical non stérilisé.

Quelles sont les infections sexuellement transmissibles (IST) ?

Il existe 9 maladies que vous pouvez attraper lors de relations sexuelles non protégées, quelle que soit votre orientation sexuelle :

L’herpès génital

Symptômes :
Il se caractérise d’abord par des démangeaisons puis par des petites cloques, sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche, groupées en “bouquet”. Quelques jours après leur apparition, ces boutons éclatent et deviennent une plaie suintante qui devient ensuite une croûte.
Traitement :
Le virus de l’herpès reste à vie dans le corps. Les symptômes peuvent réapparaître en période de stress, de fatigue ou en cas de baisse des défenses immunitaires par exemple. Cependant, il existe un traitement en cas de poussée et un traitement de fond pour limiter les poussées d’herpès, à base d’Aciclovir ou de Valaciclovir.

La syphilis

Symptômes :
La syphilis évolue en phases successives. Elle se manifeste d’abord par un chancre (petite plaie rosée et indolore) localisé au niveau des organes génitaux mais peut aussi être localisé au niveau de la langue, des lèvres, des amygdales et de l’anus, ce qui le rend plus difficile à voir.
Des ganglions indolores se trouvent à proximité du chancre. Il apparaît généralement 3 semaines après la contamination.

Si la syphilis n’a pas été traitée, la deuxième phase apparaît. Il s’agit d’une éruption cutanée sur les muqueuses et la peau. Elle est accompagnée de fièvre, de maux de tête et d’une inflammation des ganglions.

Après cette phase secondaire, la maladie reste silencieuse, c’est ce qu’on appelle la Syphilis latente. Si elle n’est pas traitée, elle évoluera vers une Syphilis tertiaire, caractérisée par une atteinte neurologique.
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage 4 semaines après avoir pris le risque (un délai de certitude de 3 mois est nécessaire).
Traitement :
Il s’agit d’un traitement antibiotique à base de pénicilline G. Si toutefois, vous êtes allergiques à la pénicilline, d’autres traitements antibiotiques peuvent être utilisés. La durée du traitement antibiotique dépend de la phase primaire, secondaire ou tertiaire de la Syphilis.

Le papillomavirus

Symptômes :
Il n’y a souvent aucun symptôme. Quand il y a en a, il peut s’agir de verrues (condylomes) au niveau de la vulve, du périnée et de la région péri-anale. Chez l’homme, ils peuvent apparaître sur le sexe et autour de la région anale ou sur le haut des cuisses.

Il existe plusieurs formes de papillomavirus dont certains provoquent plutôt des condylomes et d’autres le cancer du col de l’utérus, de l’anus ou du pénis. Dans ce cas, chez la femmes, le virus commence par entraîner des modifications des cellules du col de l’utérus, qui sont détectables grâce au frottis du col.
Test : La présence des verrues confirme que l’on a le HPV, mais pas quelle souche du virus. Il est donc important pour les femmes de faire des frottis régulièrement.
Traitement :
Les verrues peuvent êtres traitées avec des crèmes, par laser, par cryothérapie, par brûlure à l’acide trichloracétique ou par une intervention chirurgicale.
En cas de cancer, une intervention chirurgicale sera nécessaire.

L’hépatite B

Symptômes :
La plupart des personnes atteintes ne présentent pas de symptômes. Cependant, des symptômes généraux sont possibles comme de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre, des nausées, des diarrhées, des urines plus foncées ou encore un jaunissement de la peau et des yeux.
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage à partir de 4 à 8 semaines après avoir pris le risque
Traitement :
Dans le cas d’une hépatite B aiguë, il n’y a pas de traitement spécifique. L’hépatite B chronique est traitée avec des agents antiviraux oraux. Ce traitement permet de freiner la prolifération du virus et de réduire l’incidence du cancer du foie. Il s’agit en général d’un traitement au long cours.

Le VIH, virus du SIDA

Symptômes :
15 jours après la contamination, la plupart des symptômes, s’il y en a, s’apparentent à un état grippal : fièvre, fatigue, diarrhée, vomissements, éruption cutanée, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques gonflés. Les symptômes passent mais le virus reste dans le corps et s’attaque au système immunitaire.

De nouveaux symptômes apparaîtront lorsque le système immunitaire sera dépassé par le virus. Surviennent alors des infections opportunistes (cancers, affections neurologiques) qui marquent le passage au stade SIDA.
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage sanguin 6 à 12 semaines après avoir pris le risque selon le type de test.
Un test classique par prise de sang peut être réalisé dès 6 semaines.
Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique), réalisé à partir d’une goutte de sang et permettant d’avoir le résultat sous 30 minutes, ainsi que l’autotest (réalisé avec un autopiqueur et permettant d’avoir le résultat en un quart d’heure) sont fiables dès 3 mois après le rapport à risque.
Traitement :
Il n’existe aujourd’hui aucun traitement pour guérir du VIH. Cependant, les traitements sont très efficaces pour bloquer l’évolution du virus. Aujourd’hui, on vit beaucoup mieux avec la séropositivité au VIH que lorsque la maladie a émergé. L’évolution vers le SIDA n’est plus une fatalité.

La gonorrhée (parfois appelée “chaude pisse”)

Symptômes :
Cette infection est très souvent asymptomatique. Lorsqu’il y a des symptômes, ils s’apparentent à ceux d’une infection urinaire ou vaginale (écoulement vaginal ou pénien purulent à l’odeur inhabituelle, saignement vaginal en dehors des règles, douleurs au niveau du vagin ou du gland, sensations de brûlure en urinant et difficulté à uriner, démangeaisons dans la région anale).
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage 1 semaine après avoir pris le risque
Traitement :
Il s’agit d’un traitement antibiotique en dose unique. On utilise généralement la ceftriaxone. Cependant, on observe une résistance croissante de la gonorrhée aux antibiotiques ces dernières années.

La chlamydia

Symptômes :
Il n’y a très souvent aucun symptôme chez les femmes, mais elles peuvent sinon ressentir des brûlures en urinant, avoir des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs au bas-ventre, des démangeaisons dans les parties intimes, des douleurs lors des rapports, des saignements entre les règles.

Il n’y a également pas toujours de symptômes chez les hommes mais s’il y en a, il peut s’agir de douleurs testiculaires, de démangeaisons au niveau de l’anus, d’un écoulement blanchâtre au niveau du pénis, de douleurs et brûlures en urinant.

Il est important de se faire dépister régulièrement puisque les symptômes peuvent être inexistants et qu’une infection à chlamydia non traitée à temps peut entraîner entre autre des problèmes d’infertilité.
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage 2 semaines après avoir pris le risque.
Traitement :
Il s’agit d’un traitement antibiotique à base d'azithromycine ou de doxycycline.

La trichomonase

Symptômes :
Chez la femme, elle se caractérise par des pertes vaginales anormales et malodorantes. Cela engendre des démangeaisons et des brûlures au niveau de la vulve et du vagin.
Chez l’homme, il n’y a souvent aucun symptômes ou alors il s’agit d’un écoulement de pus le matin et de démangeaisons dans la verge.
Test :
Vous pouvez faire le test de dépistage 4 semaines après avoir pris le risque
Traitement :
Le traitement repose sur la prise d’un antibiotique à base de métronidazole.

L’hépatite C

Le risque de transmission de l’hépatite C via un rapport sexuel est faible - il est plus élevé par contact sanguin - mais ne doit pour autant pas être négligé.
Symptômes :
L’hépatite C est asymptomatique pour la majorité des personnes qui en sont atteintes. Elle peut aussi provoquer les symptômes suivants : douleurs musculaire et articulaires, perte d’appétit et/ou de poids, troubles du sommeil, troubles de la digestion, maux de tête, troubles de l’humeur (états dépressifs, changements d’humeur…)
Test : Vous pouvez faire le test de dépistage 8 semaines après la prise de risque.
Traitement : L’hépatite C est généralement traitée avec des médicaments antiviraux visant à éradiquer le virus de l'hépatite C (VHC). Si le traitement ne parvient pas à éliminer totalement le virus - ce qui arriverait dans moins d’1 cas sur 10 - l’objectif des soins est de ralentir la progression du virus et ses répercussions sur le foie.

Comment se protéger des infections sexuellement transmissibles?

Le seul moyen d’éviter les IST est d’avoir des rapports protégés, quelle que soit la pratique sexuelle.

  • Pénétration vaginale ou anale : utilisez un préservatif masculin. Les préservatifs sont à usage unique et il convient de changer de préservatifs si on passe d’une pénétration anale à vaginale.
  • Touchers vaginaux et anaux : en cas de blessures sur les doigts, portez des gants en latex (ou en polyéthylène ou nitrile).
  • Sexe oral : pour la fellation, utilisez un préservatif. Pour le cunnilingus et l'anulingus, utilisez une digue dentaire ou coupez un préservatif masculin dans le sens de la longueur pour obtenir un rectangle.
  • Usage de sex-toys : si vous utilisez des jouets sexuels, utilisez également des préservatifs si vous les échangez avec votre partenaire.

Si toutefois, votre relation avec votre partenaire devient stable et que vous souhaitez arrêter l’utilisation du préservatif, il est important que vous fassiez tous les deux un test de dépistage avant de passer ce cap.

Quoiqu’il en soit, les IST ne doivent pas vous empêcher d’avoir une vie sexuelle épanouie. L’important est d’avoir conscience des risques pour les éviter grâce à une protection adéquate.

Je m’inquiète à la suite d’un rapport à risque / J’ai les symptômes d’une IST : que faire ?

Si vous souhaitez faire un dépistage, il existe plusieurs approches. Vous pouvez :

  • Consulter un médecin généraliste ou gynécologue.

  • Vous adresser à un médecin du Planning Familial (la consultation ainsi que les examens y sont remboursés pour les personnes majeures et sont gratuits pour les mineurs).

  • Vous rendre dans un CeGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des virus de l'immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles) dans lequel vous pourrez faire un test gratuitement et de manière anonyme.

Il est important de planifier son test après le dernier rapport à risque en fonction des délais indiqués plus haut selon chaque IST.

Comment dépiste-t-on les IST ?

Certaines IST se dépistent par une prise de sang (VIH, hépatite B et C, Syphilis), d’autres par un frottis vaginal ou prélèvement urétral, une analyse d’urine ou encore par un examen médical.

Publié le 22/06/2018
Revu par le Dr Sophie Albe-Ly le 20/06/2018

Herpès génital, condylomes, chlamydia... Consultations médicales en ligne et sans rendez-vous pour obtenir un traitement