IST : les Infections Sexuellement Transmissibles

Symptômes, risques, traitements…

Nos médecins résument tout ce qu'il faut savoir sur les IST (anciennement appelées MST : Maladies Sexuellement Transmissibles)

dépistage IST

Les points essentiels

  • Le VIH (virus du Sida), les hépatites B et C, la syphilis, l’herpès génital, la chlamydiose, la gonorrhée, le papillomavirus et la trichomonase peuvent se transmettre sexuellement.

  • Ces IST se manifestent par des symptômes différents. Certaines peuvent être asymptomatiques.

  • La plupart des IST se traitent très bien lorsqu’elles sont dépistées à temps, mais elles peuvent aussi avoir de graves conséquences si elles ne sont pas traitées.

  • Il est donc important de traiter une IST même si elle ne cause pas de symptôme.

Dans cet article

Qui est concerné par les MST / IST ?

Toutes les personnes ayant des rapports hétérosexuels ou homosexuels non-protégés avec des partenaires différents sont concernées par le risque d’avoir une IST.

Tout type de rapport est concerné : pénétration (avec le pénis ou les doigts), cunnilingus, fellation, anulingus, échange de sex-toys.

Le préservatif est-il efficace à 100% contre les MST / IST ?

Le préservatif est un excellent moyen de protection contre les infections sexuellement transmissibles.

Toutefois, son efficacité dépend de l'utilisation qui en est faite et il existe un taux d'échec lié à des oublis ou des "accidents de préservatif" : préservatif qui se craque, qui déchire ou qui tombe, préservatif périmé...

Conseils d'utilisation pour assurer une protection optimale :

  • S'assurer que la date de péremption du préservatif n'a pas expiré et que celui-ci comporte un sigle «~CE~» (communauté européenne) ou «~NF~» (norme française), certifiant qu'il est conforme aux normes en vigueur.
  • Toujours ouvrir l'emballage du préservatif avec précaution pour ne pas risquer de le déchirer
  • Si vous utilisez du lubrifiant, choisissez-en un hydrosoluble ou à base de silicone et évitez la vaseline ou tout autre corps gras non prévu à cet effet : cela pourrait altérer la qualité du latex et favoriser le risque de déchirement du préservatif
  • Toujours utiliser un nouveau préservatif pour chaque rapport
  • Ne pas utiliser deux préservatifs simultanément en les superposant

Quels sont les principaux symptômes communs aux MST / IST ?

Il faut savoir que les symptômes d’une IST sont parfois discrets ou inexistants. C’est pour cela qu’il est important de se faire dépister après une relation à risque.

Il faut également prêter attention à des signes qui pourraient apparaître tels que des :

  • démangeaisons,
  • brûlures,
  • écoulements du pénis ou pertes vaginales plus abondantes que d’habitude et/ou malodorantes
  • saignement vaginal inhabituel
  • douleurs dans le bas du ventre
  • lésions et/ou boutons sur les parties génitales, dans l’anus ou dans la bouche
  • éruptions cutanées, ou tout autre symptôme inhabituel.

Comment se transmettent les MST / IST ?

Les infections sexuellement transmissibles s’attrapent principalement lors des relations sexuelles. Cependant, ce n’est pas le seul mode de transmission.

La mère, lors de la grossesse, peut transmettre le virus de l’herpès au foetus (le virus passe dans le sang et peut donc atteindre le foetus) ou lors de l’accouchement (le virus est présent dans les sécrétions vaginales et peut donc contaminer le bébé lors de son passage par les voies génitales).

La mère peut aussi transmettre le VIH à son enfant lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement.

Il y a aussi un risque de transmettre la chlamydia au bébé pendant l’accouchement.

Il est également possible d’attraper le VIH, l’hépatite B ou C à travers une seringue contaminée ou avec du matériel médical non stérilisé.

Liste des MST / IST : leurs symptômes et leurs traitements

Il existe 9 maladies que vous pouvez attraper lors de relations sexuelles non protégées, quelle que soit votre orientation sexuelle :

L’herpès génital

L'herpès génital se caractérise d’abord par des démangeaisons puis par des petites cloques, sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche, groupées en “bouquet”. Quelques jours après leur apparition, ces boutons éclatent et deviennent une plaie suintante qui devient ensuite une croûte.

Pour en savoir plus :

Traitement de l'herpès génital :

Le virus de l’herpès reste à vie dans le corps. Les symptômes peuvent réapparaître en période de stress, de fatigue ou en cas de baisse des défenses immunitaires par exemple. Cependant, il existe un traitement en cas de poussée et un traitement de fond pour limiter les poussées d’herpès, à base d’Aciclovir ou de Valaciclovir.

La syphilis

Symptômes de la syphilis :

La syphilis évolue en phases successives. Elle se manifeste d’abord par un chancre (petite plaie rosée et indolore) localisé au niveau des organes génitaux mais peut aussi être localisé au niveau de la langue, des lèvres, des amygdales et de l’anus, ce qui le rend plus difficile à voir.

Des ganglions indolores se trouvent à proximité du chancre. Il apparaît généralement 3 semaines après la contamination.

Si la syphilis n’a pas été traitée, la deuxième phase apparaît. Il s’agit d’une éruption cutanée sur les muqueuses et la peau. Elle est accompagnée de fièvre, de maux de tête et d’une inflammation des ganglions.

Après cette phase secondaire, la maladie reste silencieuse, c’est ce qu’on appelle la Syphilis latente. Si elle n’est pas traitée, elle évoluera vers une Syphilis tertiaire, caractérisée par une atteinte neurologique.

Test de la syphilis :

Vous pouvez faire le test pour la syphilis 4 semaines après avoir pris le risque (un délai de certitude de 3 mois est nécessaire).

Traitement de la syphilis :

Il s’agit d’un traitement antibiotique à base de pénicilline G. Si toutefois, vous êtes allergiques à la pénicilline, d’autres traitements antibiotiques peuvent être utilisés. La durée du traitement antibiotique dépend de la phase primaire, secondaire ou tertiaire de la syphilis.

Le papillomavirus

Symptômes du papillomavirus :

Il n’y a souvent aucun symptôme. Quand il y a en a, il peut s’agir de verrues (condylomes) au niveau de la vulve, du périnée et de la région péri-anale. Chez l’homme, ils peuvent apparaître sur le sexe et autour de la région anale ou sur le haut des cuisses.

Il existe plusieurs formes de papillomavirus dont certains provoquent plutôt des condylomes et d’autres le cancer du col de l’utérus, de l’anus ou du pénis. Dans ce cas, chez la femmes, le virus commence par entraîner des modifications des cellules du col de l’utérus, qui sont détectables grâce au frottis du col.

Test du papillomavirus :

La présence des verrues confirme que l’on a le HPV, mais pas quelle souche du virus. Il est donc important pour les femmes de faire des frottis régulièrement.

Traitement du papillomavirus :

Les verrues peuvent êtres traitées avec des crèmes, par laser, par cryothérapie, par brûlure à l’acide trichloracétique ou par une intervention chirurgicale.

En cas de cancer, une intervention chirurgicale sera nécessaire.

Plus d'informations à ce sujet :

L’hépatite B

Symptômes de l'hépatite B :

La plupart des personnes atteintes ne présentent pas de symptômes. Cependant, des symptômes généraux sont possibles comme de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre, des nausées, des diarrhées, des urines plus foncées ou encore un jaunissement de la peau et des yeux.

Test de l'hépatite B :

Vous pouvez faire le test de dépistage pour l'hépatite B à partir de 4 à 8 semaines après avoir pris le risque.

Traitement de l'hépatite B :

Dans le cas d’une hépatite B aiguë, il n’y a pas de traitement spécifique. L’hépatite B chronique est traitée avec des agents antiviraux oraux. Ce traitement permet de freiner la prolifération du virus et de réduire l’incidence du cancer du foie. Il s’agit en général d’un traitement au long cours.

Le VIH, virus du SIDA

Symptômes du VIH :

15 jours après la contamination, la plupart des symptômes, s’il y en a, s’apparentent à un état grippal : fièvre, fatigue, diarrhée, vomissements, éruption cutanée, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques gonflés. Les symptômes passent mais le virus reste dans le corps et s’attaque au système immunitaire.

De nouveaux symptômes apparaîtront lorsque le système immunitaire sera dépassé par le virus. Surviennent alors des infections opportunistes (cancers, affections neurologiques) qui marquent le passage au stade SIDA.

Test du VIH :

Vous pouvez faire le test VIH 6 à 12 semaines après avoir pris le risque selon le type de test.

Un test classique par prise de sang peut être réalisé dès 6 semaines.

Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique), réalisé à partir d’une goutte de sang et permettant d’avoir le résultat sous 30 minutes, ainsi que l’autotest (réalisé avec un autopiqueur et permettant d’avoir le résultat en un quart d’heure) sont fiables dès 3 mois après le rapport à risque.

Traitement contre le VIH :

Il n’existe aujourd’hui aucun traitement pour guérir du VIH. Cependant, les traitements sont très efficaces pour bloquer l’évolution du virus. Aujourd’hui, on vit beaucoup mieux avec la séropositivité au VIH que lorsque la maladie a émergé. L’évolution vers le SIDA n’est plus une fatalité.

La gonorrhée

Symptômes de la gonorrhée :

Parfois familièrement appelée “chaude pisse”, cette infection est très souvent asymptomatique. Lorsqu’il y a des symptômes, ils s’apparentent à ceux d’une infection urinaire ou vaginale (écoulement vaginal ou pénien purulent à l’odeur inhabituelle, saignement vaginal en dehors des règles, douleurs au niveau du vagin ou du gland, sensations de brûlure en urinant et difficulté à uriner, démangeaisons dans la région anale).

Test de la gonorrhée :

Vous pouvez faire le test de dépistage pour la gonorrhée 1 semaine après avoir pris le risque

Traitement de la gonorrhée :

Il s’agit d’un traitement antibiotique en dose unique. On utilise généralement la ceftriaxone. Cependant, on observe une résistance croissante de la gonorrhée aux antibiotiques ces dernières années.

La chlamydia

Dans la plupart des cas, la chlamydiose n'entraîne aucune manifestation chez les femmes. Dans certains cas toutefois, elles peuvent ressentir des brûlures en urinant, avoir des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs au bas-ventre, des démangeaisons dans les parties intimes, des douleurs lors des rapports sexuels et des saignements entre les règles.

De même, il n’y a pas toujours de signes chez les hommes mais s’il y en a, il peut s’agir de douleurs testiculaires, de démangeaisons au niveau de l’anus, d’un écoulement blanchâtre au niveau du pénis, de douleurs et brûlures en urinant.

Il est important de se faire dépister régulièrement puisque les symptômes peuvent être inexistants et qu’une infection à chlamydia non traitée à temps peut entraîner entre autre des problèmes d’infertilité.

Pour en savoir plus :

Test pour l'infection à Chlamydia :

Vous pouvez faire le test pour l'infection à chlamydia dès 2 semaines après avoir pris le risque.

Traitement contre l'infection à Chlamydia :

Il s’agit d’un traitement antibiotique par doxycycline ; l’azithromycine n’est désormais plus recommandée contre l'infection à chlamydia.

La trichomonase

Symptômes de la trichomonase :

Chez la femme, la trichonomase se caractérise par des pertes vaginales anormales et malodorantes. Cela engendre des démangeaisons et des brûlures au niveau de la vulve et du vagin.

Chez l’homme, il n’y a souvent aucun symptômes ou alors il s’agit d’un écoulement de pus le matin et de démangeaisons dans la verge.

Test de la trichomonase :

Vous pouvez faire le test de dépistage pour la trichomonase au bout de 4 semaines après avoir pris le risque.

Traitement de la trichomonase :

Le traitement repose sur la prise d’un antibiotique à base de métronidazole comme le Flagyl®.

Pour en savoir plus :

L’hépatite C

Le risque de transmission de l’hépatite C via un rapport sexuel est faible - il est plus élevé par contact sanguin - mais ne doit pour autant pas être négligé.

Symptômes de l'hépatite C :

L’hépatite C est asymptomatique pour la majorité des personnes qui en sont atteintes. Elle peut aussi provoquer les symptômes suivants : douleurs musculaire et articulaires, perte d’appétit et/ou de poids, troubles du sommeil, troubles de la digestion, maux de tête, troubles de l’humeur (états dépressifs, changements d’humeur…)

Test de l'hépatite C :

Vous pouvez faire le test de dépistage de l'hépatite C 8 semaines après la prise de risque.

Traitement de l'hépatite C :

L’hépatite C est généralement traitée avec des médicaments antiviraux visant à éradiquer le virus de l'hépatite C (VHC). Si le traitement ne parvient pas à éliminer totalement le virus - ce qui arriverait dans moins d’1 cas sur 10 - l’objectif des soins est de ralentir la progression du virus et ses répercussions sur le foie.

Comment se protéger des MST / IST ?

Le seul moyen d’éviter les IST est d’avoir des rapports protégés, quelle que soit la pratique sexuelle.

  • Pénétration vaginale ou anale : utilisez un préservatif masculin. Les préservatifs sont à usage unique et il convient de changer de préservatifs si on passe d’une pénétration anale à vaginale.
  • Touchers vaginaux et anaux : en cas de blessures sur les doigts, portez des gants en latex (ou en polyéthylène ou nitrile).
  • Sexe oral : pour la fellation, utilisez un préservatif. Pour le cunnilingus et l'anulingus, utilisez une digue dentaire ou coupez un préservatif masculin dans le sens de la longueur pour obtenir un rectangle.
  • Usage de sex-toys : si vous utilisez des jouets sexuels, utilisez également des préservatifs si vous les échangez avec votre partenaire.

Si toutefois, votre relation avec votre partenaire devient stable et que vous souhaitez arrêter l’utilisation du préservatif, il est important que vous fassiez tous les deux un test de dépistage avant de passer ce cap.

Quoiqu’il en soit, les IST ne doivent pas vous empêcher d’avoir une vie sexuelle épanouie. L’important est d’avoir conscience des risques pour les éviter grâce à une protection adéquate.

Dépistage MST : J’ai des symptômes ou je m’inquiète après un rapport à risque, que faire ?

Si vous souhaitez faire un dépistage, il existe plusieurs approches. Vous pouvez :

  • Consulter un médecin généraliste ou gynécologue.
  • Vous adresser à un médecin du Planning Familial (la consultation ainsi que les examens y sont remboursés pour les personnes majeures et sont gratuits pour les mineurs).
  • Vous rendre dans un CeGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des virus de l'immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles) dans lequel vous pourrez faire un test gratuitement et de manière anonyme.

Pour en savoir plus :

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Traitement de la chlamydia, de l'herpès génital, de la trichomonase et des verrues génitales
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Avis des patients
star full star full star full star full star empty (433)
star full star full star full star full star full par Fabien, 11 déc. 2018
Rapide, efficace. Le traitement est adéquat. Vraiment rien à redire.
star full star full star full star full star full par Mélissa, 05 déc. 2018
Service efficace, rapide et discret. J'avais peur que la délivrance du traitement pose problème à la pharmacie mais aucun souci, c'est bien pris en charge par la sécurité sociale, je n'ai pas eu à avancer les frais. En fait, pour les médecins situés ailleurs en Europe, les pharmaciens disposent d'un code "passe-partout" pour renseigner le système. C'est bon à savoir ! Si besoin, je passerais de nouveau par Zava car je suis très satisfaite.
star full star full star full star full star full par largier, 12 janv. 2019
Rapide efficace le top!
star full star full star full star full star full par Amandine, 07 déc. 2018
Heureusement que ce service en ligne existe, car dans l'attente d'avoir un rendez voys avec un dermatologue je serai encore envahi de bouton. Merci pour votre réactivité !
star full star full star full star full star full par PICHOU VERONIQUE, 24 déc. 2018
Merci beaucoup. Grâce à vous, j ai évité une nuit de douleurs.


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