Papillomavirus

Le Papillomavirus est impliqué dans certains cancers et dans les verrues.

Comment se transmet-il, comment le détecter et comment le soigner ?

Revu le: 20 janv. 2017

papillomavirus

Les points essentiels

  • Il y a différents types de papillomavirus, qui peuvent être responsables de lésions bénignes ou malignes.

  • On peut être porteur du papillomavirus sans le savoir : sa présence peut rester asymptomatique pendant longtemps, ou ne jamais se manifester.

  • Dans la plupart des cas, notre système immunitaire permet d'éliminer spontanément le virus.

  • Toutefois, si l’on est infecté par un papillomavirus, il est très important de surveiller les lésions pour éviter l’apparition d’un cancer.

Dans cet article

Qu’est-ce que le papillomavirus (HPV) ?

Les papillomavirus (ou HPV, Human papillomavirus) sont un groupe de virus qui se déclinent en plus de 100 souches différentes.

Certains types (souches) de papillomavirus du papillomavirus affectent la peau et d’autres affectent les muqueuses. Elles peuvent engendrer des problèmes sans gravité mais aussi des problèmes graves.

Certaines souches sont ainsi en cause dans les verrues plantaires ou sur les mains par exemple, alors que l'autre groupe est responsable des verrues génitales (ou condylomes) ou de certains cancers, comme le cancer du col de l’utérus, dans les cas les plus graves.

Papillomavirus : transmission et contagion

Le papillomavirus est très contagieux.

Dans le cas des verrues cutanées, la transmission se fait en général par contact direct avec les lésions. Certains environnements semblent par ailleurs favoriser la contamination, en particulier les endroits humides comme la piscine et les endroits de vie en communauté comme l’école.

Le virus HPV peut aussi être transmis lors de rapports sexuels avec une personne ayant des condylomes mais aussi en l’absence de lésions apparentes car il est possible que le virus soit présent sur la peau ou la muqueuse sans causer de lésion.

La transmission indirecte est plus rare mais possible (par exemple en partageant des sex toys).

L’infection au papillomavirus est notamment favorisée par :

  • Des rapports multiples, homosexuels ou hétérosexuels
  • Des rapports anaux, homosexuels en particulier
  • L’immunodépression, et notamment l’infection au VIH
  • La consommation d’alcool et de tabac augmente la probabilité de cancers liés au HPV

Comment se protège-t-on du papillomavirus ?

L'utilisation des préservatifs diminue le risque d’infection par HPV, toutefois le risque ne disparaît pas complètement.

Il existe par ailleurs un vaccin contre le papillomavirus, pour l’homme et pour la femme.

Vaccin contre le papillomavirus chez la femme

Le vaccin contre le papillomavirus chez la femme est recommandé entre 11 et 14 ans (soit avant le début de l’activité sexuelle) et préconisé en rattrapage jusqu’à 19 ans.

Il existe deux vaccins : Cervarix®, qui protège contre les souches le plus souvent responsables de cancer (HPV-16 et HPV-18), et Gardasil®, qui lutte en plus contre les souches 6 et 11 impliquées dans les condylomes.

Ce vaccin n’exclut pas le frottis cervical à réaliser tous les 3 ans à partir de 25 ans car il ne protège pas contre les autres souches du virus.

Vaccin contre le papillomavirus chez l’homme

Le vaccin contre le papillomavirus est possible chez les hommes, il est recommandé pour les hommes jusqu’à 26 ans pour :

  • les hommes présentant un système immunitaire affaibli, porteurs ou non du VIH.
  • les hommes ayant des rapports homosexuels

La vaccination est recommandée avant le début de l’activité sexuelle. Si elle a lieu après, elle est d’autant plus bénéfique que le début de l’activité sexuelle est récent et que le nombre de partenaires a été faible.

Seul le vaccin Gardasil® est indiqué dans la prévention du cancer de l’anus, il n’y a à l’heure actuelle pas de vaccin ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché pour la prévention du cancer du pénis ou de la sphère ORL.

Attention, le vaccin ne protège pas de toutes les souches de papillomavirus, par conséquent, si vous présentez des risques particuliers de contracter le papillomavirus, des dépistages réguliers sont recommandés.

Papillomavirus : quelles complications possibles ?

Le papillomavirus est un virus très répandu auquel tout le monde peut être exposé.

Dans la plupart des cas, l’organisme est capable de lutter contre et de l’éliminer, en moyenne au bout de deux ans. La raison pour laquelle ce virus est devenu célèbre réside dans les cas où il donne lieu à des d’autres manifestations gênantes ou graves.

En France, environ 50 000 cas de verrues génitales sont diagnostiqués chaque année. Dans 9 cas sur 10, ils sont liés au papillomavirus.

Par ailleurs, les souches qui ont un haut risque oncogène (favorisant le développement des tumeurs) peuvent être à l’origine du cancer du pénis, du col de l'utérus ou de l’anus. Le papillomavirus peut également être lié à certains cancers de la sphère ORL.

Les symptômes du papillomavirus

La contamination par les PVH est dans la majorité des cas asymptomatique (sans symptômes).

Le temps qui s'écoule entre l'époque de la contagion et l'apparition des symptômes (l’incubation) peut varier de plusieurs semaines à plusieurs années.

Par ailleurs, les symptômes du papillomavirus, quand il y en a, sont différents en fonction des différentes souches :

- Les souches de papillomavirus affectant la peau se manifestent chez l’homme et la femme de la même manière, et peuvent provoquer l’apparition de verrues.

- Les souches affectant les muqueuses se manifestent par :

  • des condylomes sur le vagin et la vulve, le périnée et la région péri-anale chez la femme
  • des condylomes sur le sexe, depuis la base du pénis jusqu’au gland, autour des testicules ou de la région anale ou plus largement sur le haut des cuisses chez l’homme

Pour en savoir plus :

Si vous avez un doute, vous pouvez demander à nos médecins en ligne un diagnostic basé sur l’étude de photos.

Le risque pour les souches les plus dangereuses est le cancer du col de l’utérus, le cancer du pénis, et le cancer de l’anus (auquel les femmes sont plus sujettes que les hommes). Leurs symptômes sont décrits plus bas dans la section "Papillomavirus et cancers".

Dépistage du papillomavirus

En fonction des formes du virus, le dépistage du papillomavirus pourra prendre différentes formes.

Dans le cas du cancer du col de l’utérus, le dépistage des lésions précancéreuses est réalisé grâce à un frottis du col de l’utérus chez un(e) gynécologue.

Chez l’homme comme chez la femme, la présence du virus HPV peut être repérée en surveillant l’apparition de verrues dans la région génitale et en parlant à votre médecin de tout symptôme inhabituel dans la région anale et génitale. Globalement :

  • Surveillez votre corps. Certains condylomes sont difficiles à repérer à l’oeil nu, comme les condylomes plans, qui sont généralement diagnostiqués par un médecin.
  • Consultez un votre médecin si vous avez des symptômes dans la région anale (saignements, brûlures, gonflements…). Ces symptômes peuvent s’expliquer par de nombreuses choses, c’est votre médecin qui pourra vous orienter.
  • Si vous êtes exposé à des facteurs de risque (pénétration anale lors de rapports homosexuels principalement), un test PAP de dépistage du cancer de l’anus peut être réalisé.

Papillomavirus et verrues

Les souches de papillomavirus qui donnent lieu à des manifestations sur la peau sont responsables des verrues qui peuvent apparaître sur tout le corps.

Bien qu’apparaissant généralement sur les mains ou les pieds, elles peuvent se retrouver n’importe où sur le corps. Elles sont bénignes mais peuvent être contagieuses.

Les verrues génitales (condylomes) sont également bénignes. Cependant, il n’est pas rare dans le cas de verrues génitales causées par un type d’HPV à faible risque oncologique, que celui-ci cohabite avec d’autres types de virus HPV, à plus fort risque, eux, de créer des lésions pré-cancéreuses favorisant le développement d’un cancer du col de l’utérus ou du vagin chez la femme, du pénis chez l’homme ou de l’anus chez les deux.

Il est recommandé de se faire tester pour les autres infections sexuellement transmissibles si vous présentez des condylomes et chez la femme, il est également fortement conseillé de faire un frottis cervical.

Papillomavirus et cancer

On l'a vu plus haut, les souches affectant les muqueuses sont responsables de verrues génitales, mais également de certains cancers.

- Cancer du pénis chez l’homme : le cancer du pénis est rare mais en augmentation. Il représente moins d’1% des cancers en France avec 1 cas pour 100 000 hommes (1). Soyez vigilant en cas de : lésion qui ne guérit pas sur le pénis, changement d’apparence (couleur et peau), écoulement malodorant ou saignement au niveau du prépuce, douleurs en urinant, masse à l’aine. Ces signes peuvent être des signaux d’alerte d’un cancer du pénis, mais ce n’est pas parce que vous avez l’un de ces symptômes que vous avez un cancer. Parlez-en à votre médecin.

- Cancer de l’anus : il se manifeste par un inconfort dans la région anale, un écoulement de mucus ou un gonflement à ce niveau peuvent être les signes d’un cancer tout comme d’autres dysfonctionnement. Là encore, parlez-en à votre médecin.

- Cancer du col de l’utérus chez la femme : les symptômes sont des pertes inhabituelles abondantes ou malodorantes, des écoulements de sang, des douleurs lors des rapports sexuels, des règles prolongées, peuvent accompagner un cancer du col de l’utérus. Des symptômes dont il faut parler à votre médecin afin de lui permettre d’établir le bon diagnostic. Mais le cancer du col est très souvent asymptomatique au début et faire votre frottis régulièrement est le meilleur moyen de dépistage.

Les traitements contre le papillomavirus

Dans la plupart des cas, l’organisme élimine seul le papillomavirus, et si les lésions visibles provoquées par certaines formes de papillomavirus, comme les verrues génitales, peuvent être traitées car considérées comme gênantes, inesthétiques et pour limiter leur transmission, ces lésions sont bénignes.

Ce que l’on craint en revanche lors de manifestations physiques de l’HPV, c’est que d’autres souches du virus aient été transmises par la même occasion, c’est pourquoi l’on pourra réaliser d’autres tests à la recherche d’autres formes du virus.

Il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus lui même, on sait à l’heure actuelle seulement traiter ses manifestations physiques : les verrues, peuvent être traitées par l’application de certaines crèmes, par la cryothérapie, par laser, par brûlure à l’acide trichloracétique ou par une petite intervention chirurgicale.

En cas de cancer, les traitements habituels peuvent comprendre l’intervention chirurgicale aux premiers stades, plus ou moins associée à de la chimiothérapie et/ou radiothérapie.

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Laura fait partie de notre équipe de médecins chez Zava depuis 2018 et se spécialise dans la santé féminine.

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Publié le: 20 janv. 2017

Revu le: 20 janv. 2017

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Avis des patients
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