Les mycoplasmes : transmission, symptômes et traitement

Les mycoplasmes sont des bactéries qui peuvent être responsables d’infections et complications diverses.

On distingue deux types de mycoplasmes : génital ou respiratoire.

mycoplasme
Dans cet article

Qu’est ce qu’un mycoplasme ?

Les mycoplasmes sont des micro-organismes de la catégorie des bactéries, qui ont le pouvoir d’adhérer aux cellules.

Il existe une quinzaine de variétés de mycoplasmes susceptibles d’être retrouvés chez l’être humain.

Les variétés les plus connues sont :

  • Mycoplasma pneumoniae, à l’origine de pneumonies, qui se transmet via la respiration et la salive. La transmission est favorisée quand une personne infectée tousse ou éternue.
  • Les mycoplasmes qui colonisent la sphère génitale : Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum, Ureaplasma parvum, Mycoplasma genitalium, Mycoplasma penetrans et Mycoplasma fermentans.

Les mycoplasmes génitaux sont ils fréquents ?

Parmi les espèces qui ont été mises en évidence dans l’appareil urogénital humain, seules deux sont très fréquentes : Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis.

Les autres espèces qui affectent les voies génitales sont beaucoup plus rares, notamment Mycoplasma penetrans et Mycoplasma fermentans, deux espèces qui ont été mises en évidence chez des patients atteints du SIDA.

Mycoplasma genitalium, quant à lui, est rare (particulièrement chez la femme) mais très invasif. La fréquence du Mycoplasma genitalium chez les hommes ayant des rapports homosexuels serait en augmentation.

Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis : complications possibles et mode de transmission

Ces deux espèces sont naturellement présentes dans la cavité vaginale, en quantité non pathogène : ce sont des bactéries dites commensales. Elles ne sont pas considérées comme des causes d’infection sexuellement transmissible.

Ureaplasma urealyticum serait ainsi présente dans le vagin chez la moitié des femmes adultes. Ces bactéries ne représentent aucun danger tant qu’elles restent présentes en faible quantité, mais elles peuvent se multiplier et coloniser les voies génitales. Cela peut notamment survenir lorsque la flore vaginale est déséquilibrée, notamment au cours d’une vaginose bactérienne.

Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum peuvent être responsables d’infections de la muqueuse de l’utérus (endométrite) et des trompes de Fallope (salpingite), et d’inflammation de la région pelvienne. Ils ont aussi été mises en cause dans l’infertilité.

Pendant la grossesse, ils peuvent également causer des infections du placenta et du liquide amniotique (chorioamniotites) ainsi que d’autres complications d’ordre obstétrique : avortement spontané, fièvre postpartum/abortum, infections ou problèmes de poids chez le nouveau-né…

Mycoplasma genitalium : complications possibles et mode de transmission

Mycoplasma genitalium peut être responsable d’infections similaires (endométrite, salpingite), d’inflammation pelvienne, d’infertilité et de complications pendant la grossesse.

Contrairement aux autres espèces de mycoplasmes, il peut également causer une inflammation du col de l’utérus (cervicite). Chez l’homme, il peut être responsable d’inflammation de l’urètre (urétrite).

Mycoplasma genitalium est considéré comme responsable d’infection sexuellement transmissible car il ne s’agit pas d’un germe commensal. Les infections génitales liées au Mycoplasma genitalium ne se transmettent que de muqueuse à muqueuse lors d’un rapport sexuel. Il n’existe aucun vaccin et le préservatif reste la seule solution pour s’en protéger.

Si l’infection par Mycoplasma genitalium est relativement peu connue et fait l’objet de peu de recherches par rapport à d’autres IST, elle concernerait pourtant 1 à 2% des adultes.

Mycoplasmes génitaux : quels sont les symptômes d’une infection ?

La majorité des patients infectés par un mycoplasme génital n’ont aucun symptôme.

Lorsqu’il y a des symptômes, chez la femme, il s’agit le plus souvent de :

  • pertes blanches inhabituelles
  • saignements vaginaux se produisant hors des périodes de règles (métrorragie)
  • inflammation dans la région pelvienne avec des douleurs abdominales et/ou vaginales, notamment pendant les rapports sexuels
  • envies fréquentes d’uriner
  • sensation de brûlure durant la miction

Chez l’homme, l’infection par mycoplasme peut se traduire par :

  • des envies fréquentes d’uriner
  • des sensations de brûlure pendant la miction
  • des douleurs pendant les relations sexuelles
  • un écoulement du pénis

Diagnostic des mycoplasmes génitaux

On soupçonne généralement une infection par mycoplasme lorsque les symptômes persistent à la suite d’un traitement de la chlamydiose ou de la gonorrhée.

La culture à partir de prélèvements tels que le premier jet d'urine, un prélèvement vaginal ou urétral est la méthode la plus fréquente pour faire le diagnostic et identifier les souches Mycoplasma hominis, Mycoplasma genitalium, Ureaplasma urealyticum ou des souches plus rares.

La présence des souches de Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum n’est considérée comme pathologique qu’au delà d’une certaine quantité.

Il est possible d’avoir plusieurs infections sexuellement transmissibles en même temps. C’est pourquoi, en cas d’infection due à un  mycoplasme, d'autres IST, comme la gonorrhée, la chlamydiose, la syphilis ou le VIH entre autres, sont généralement recherchées.

Traitement des infections aux mycoplasmes génitaux

Les infections à mycoplasmes se traitent par l’administration d’un antibiotique d’azithromycine ou de doxycycline.

On prescrivait autrefois généralement une dose unique mais le taux de résistance de ces bactéries aux antibiotiques a augmenté. Il est donc désormais recommandé de suivre le traitement pendant plusieurs jours, puis d’effectuer un test de contrôle après 5 semaines pour s'assurer de l'efficacité du traitement.

En général, seuls les patients présentant des symptômes sont traités avec un antibiotique. Dans ce cas, leur partenaire sexuel, même asymptomatique, devrait être traité également.

En raison des co-infections possibles avec d’autres IST et des résistances possibles aux antibiotiques, les infections aux mycoplasmes nécessitent une consultation et un suivi médical.

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Avis des patients
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