Les antihistaminiques, comment ça marche ?

Comme leur nom l’indique, les antihistaminiques sont une classe de médicaments qui inhibent l’action de l’histamine, un neuromédiateur physiologique (substance chimique qui modifie l’activité d’une cellule) présent dans l’organisme.

Quelles maladies traitent-ils? Existe-t-il différents types d’antihistaminiques?

Revu le: 26 mars 2019

antihistaminiques

Les points essentiels

  • Bien que les antihistaminiques soient surtout connus comme étant un traitement contre l’allergie, ils sont également efficaces pour traiter d’autres affections.

  • On les utilise par exemple contre le reflux gastro-oesophagien, les troubles anxieux ou les dermatoses.

  • Il existe bel et bien différents types d’antihistaminiques que l’on peut classer selon leurs effets ainsi que selon leurs mécanismes d’action.

Dans cet article

Les antihistaminiques, que traitent-ils ?

Les antihistaminiques tels que la chlorphéniramine ou la loratadine sont utilisés pour traiter différents types d’allergies telles que les dermatoses, les conjonctivites ou les rhinites allergiques. D’un autre côté, les antihistaminiques tels que la cimétidine ou la ranitidine constituent un traitement efficace contre le reflux gastro-œsophagien (remontée acide du contenu gastrique vers l’œsophage).

Enfin, certains antihistaminiques tels que l’hydroxyzine peuvent également être utilisés comme anxiolytique pour traiter les troubles anxieux ou en prémédication avant une anesthésie générale.

Comment agissent-ils sur l’organisme ?

Les antihistaminiques jouent le rôle opposé à celui de l’histamine (molécule sécrétée quand le corps est en contact avec une substance envers laquelle il est hypersensible) : grâce à leur structure chimique, ils vont prendre la place de l’histamine sur les récepteurs cellulaires et ainsi bloquer leur action. Cela permet un soulagement des symptômes en cas d’excès d’histamine à l’origine d’une affection.

Les antihistaminiques peuvent se fixer sur les récepteurs H1 (récepteur situé sur les cellules bronchiques, sur certaines cellules de vaisseaux sanguins ou de l'intestin) à l’origine de leur effet antiallergique. Certaines molécules de cette famille d’antihistaminiques possèdent aussi des propriétés anticholinergiques (la cholergine est un agent qui stimule l’action de l'acétylcholine, qui fonctionne comme neurotransméteur) et/ou adrénolytique centrales en se fixant sur le récepteur H1, d’où leur effet anxiolytique et parfois sédatif.

En revanche, une fixation sur les récepteurs H2 de l’histamine confère un effet anti-reflux gastrique.

Quels sont les différents types d’antihistaminiques ?

  • Les antihistaminiques H1 de première génération (Atarax®, Polaramine®, Phenergan®…), qui ont généralement une action sédative et ceux de deuxième génération (loratadine, cétirizine, …), qui ne sont normalement pas sédatifs
  • Les antihistaminiques H2 (ranitidine, cimetidine…)

Les effets secondaires des antihistaminiques

Les anciens antihistaminiques tels que la Polaramine® ou le Primalan® possèdent des effets atropiniques (anticholinergiques) à l’origine de certains effets indésirables comme les palpitations, le blocage des urines, la sècheresse de la bouche, la constipation et les troubles de l’accommodation.

La majorité des antihistaminiques peuvent également entraîner des nausées, des maux de tête, des somnolences et de la fatigue. Les antihistaminiques anxiolytiques peuvent engendrer rarement des convulsions, des hallucinations, des tremblements ou une insomnie.

Existe-t-il des antihistaminiques naturels ?

Il existe également des antihistaminiques naturels efficaces pour traiter et prévenir les allergies. La quercétine contenue dans le thé vert fait partie des antihistaminiques naturels les plus puissants. Elle bloque la formation d’un composant de l’histamine, l’histidine, ainsi que l’histamine en soi. Pour bénéficier de ces effets du thé vert, il ne faut pas dépasser les cinq minutes d’infusion. Les poivrons jaunes, les oignons, les brocolis, les baies et les câpres contiennent également de la quercétine.

L’ortie consommée cuite, crue ou en infusion possède également des effets antihistaminiques afin de lutter contre les allergies.

Que faire si le traitement ne fonctionne pas ?

Si les antihistaminiques ne fonctionnent pas pour soulager les symptômes d’une allergie, les médecins peuvent également vous conseiller d’autres alternatives comme la désensibilisation.

En cas d’aggravation des crises, il est conseillé d’appeler immédiatement les services d’urgence.

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Médecin généraliste, Sophie exerce chez Zava depuis 2016.

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Publié le: 26 mars 2019

Revu le: 26 mars 2019

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