Etude Zava sur l'orgasme

Pourquoi hommes & femmes simulent-ils ?

Comme beaucoup de gens, vous avez peut-être déjà été démotivé.e pendant un rapport sexuel qui durait trop longtemps, ou bien été trop fatigué.e pour vous mettre dans l’ambiance dès le départ ? Et vous voilà, coincé.e dans cette nuit de plaisir qui semble ne jamais avoir de fin. Alors, que faire?

Simuler, évidemment.

Nous avons interrogé plus de 2000 hommes et femmes en Europe et aux Etats-Unis, pour découvrir combien simulent pendant l’acte, à quelle fréquence, pourquoi, et comment ils se sentent après coup. Nous avons ensuite comparé la fréquence à laquelle les Européens et les Américains simulent pour savoir lesquels sont les plus enclins à être satisfaits après un passage sous les draps.

Faire semblant au lit : une pratique courante

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Notre étude montre que parmi les 2000 personnes interrogées, 68 % des femmes et 27 % des hommes ont admis avoir déjà simulé un l’orgasme avec leur partenaire.

Hétéros, homos ou bis : pas tous égaux face à l’orgasme

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Si l’on analyse les chiffres du point de vue des sexualités les plus courantes - hétérosexualité, homosexualité et bisexualité - on constate que, si les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes à admettre avoir déjà simulé l’orgasme, les femmes hétérosexuelles sont plus enclines encore à simuler que les femmes bisexuelles et lesbiennes.

Des études ont montré que les femmes ne pratiquant que la pénétration vaginale durant l’acte sexuel ont bien plus de mal à atteindre le septième ciel que celles se stimulant de différentes manières.

À l’inverse, les hommes s’identifiant comme bisexuels ou homosexuels sont bien plus prompts à simuler l’orgasme que les hommes hétérosexuels, qui ne sont que 25 % à le faire, comparés à 34 % pour les bisexuels et 48 % pour les homosexuels.

Orgasmes non simulés : à quelle fréquence ?

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Atteindre l’orgasme est plus facile à dire qu’à faire. La probabilité d’atteindre l’orgasme à chaque rapport sexuel est cinq fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes.

Si la majorité des hommes et des femmes interrogés nous ont dit jouir presque à chaque rapport, les femmes étaient nettement plus nombreuses que les hommes à nous rapporter jouir occasionnellement, rarement, voire jamais, avec leurs partenaires.

Ainsi, si la plupart des femmes (34 %) disent atteindre parfois l’orgasme durant leurs rapports, elles restent tout de même dix fois plus enclines que les hommes à ne l’atteindre que rarement.

Ceci n’est pas un orgasme

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Bien que notre étude montre que de nombreuses personnes ne jouissent pas à chaque rapport, beaucoup nous ont dit se forcer à simuler par considération pour leur partenaire.

70 % des hommes disent ne jamais simuler. Bien sûr, pour les hommes, des signes physiologiques évidents rendent la simulation plus difficile.

Les femmes sont donc plus promptes à faire semblant : presque un quart des femmes dit parfois simuler l'orgasme (contre 5 % des hommes), et plus de 10 % simulent systématiquement ou presque.

Les Américains simulent plus que les Européens

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Lorsqu’il s’agit de faire semblant au lit, les Américains ont une longueur d’avance. Plus de la moitié des Américains participants à notre enquête ont déjà simulé au cours de leurs ébats sexuels. En Europe, cependant, hommes et femmes sont bien moins enclins à feindre la petite mort au lit. Seulement 36 % admettent l’avoir déjà fait.

Les Américains sont également plus nombreux à admettre que les talents de leurs partenaires dans les draps sont en dessous de leurs attentes. Alors que 46 % disent ne pas être impressionnés par les performances de leurs amant.e.s au lit, seulement 27 % affirment qu’il y a de quoi être satisfait.

En Europe, nombreux vantent les prouesses de leurs amant.e.s, en adéquation avec leur taux plus élevé d’orgasmes véritables : 40 % identifient les capacités de leurs partenaires dignes d’être reconnues.

Coups d’un soir, relation longue… sous quelles circonstances simule-t-on ?

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Les hommes comme les femmes sont plus enclins à feindre l'orgasme lorsqu’il s’agit de relations longue durée. Presque 31 % des répondants disent être potentiellement moins satisfaits, mais plus désireux de prétendre que leurs rapports sexuels avec un.e partenaire de longue date sont satisfaisants.

D’autres recherches semblent suggérer que les femmes en particulier sont plus enclines à simuler pour ne pas heurter l’égo de leur partenaire.

Quant aux hommes, ils sont plus enclins que les femmes à simuler lors d’une aventure d’un soir. Cependant, lors d’une relation naissante, 29 % des femmes interrogées admettent tout de même embellir les choses à un moment ou à un autre.

Cependant, les deux sexes semblent moins enclins à simuler après le mariage. Cela est peut-être dû au fait que les partenaires de longue date se connaissent mieux et savent mieux comment se satisfaire l’un.e. / l’autre. Ou bien peut-être qu’après les noces, il n’y a plus de raison de faire semblant...?

Faux orgasmes, vrais sentiments

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Bien que la plupart des hommes et des femmes restent neutres à l’idée de simuler avec leur partenaire, les hommes en éprouvent plus de honte.

Un quart des femmes ayant déjà simulé se sont dit heureuses d’avoir la possibilité de le faire, tandis que 7 % se sont dit ennuyées par ce mensonge. Très peu de femmes se sentent coupables ou honteuses de simuler lorsqu’elles n'atteignent pas le septième ciel lors d’un rapport sexuel.

Les hommes, toutefois, osent moins affirmer leur reconnaissance et sont plus sujets à exprimer de la honte, de la culpabilité ou juste une simple irritation. Alors que la culture pop et le cinéma ont tourné en dérision la simulation d'orgasme par les femmes, les injonctions sociales ont fait de la performance sexuelle une règle plus difficile à transgresser d'un point de vue masculin.

Les conséquences de la simulation

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Quand des femmes et des hommes admettent avoir simulé la jouissance, leurs partenaires réagissent de différentes manières.

31 % des femmes ayant simulé disent que leurs partenaires ont tenté de mieux faire après l’avoir découvert, et 28 % notent qu’ils/elles se sont sentis gênés ou ennuyés. Selon les réponses que nous avons récoltées, les hommes affirment de leur côté que leurs partenaires l’ont pris particulièrement à coeur lorsqu’ils/elles ont découvert qu’ils avaient simulé.

En effet, les hommes ne bénéficient pas de la même mansuétude. 21 % disent s’être disputés après que leur partenaire a appris qu’ils faisaient semblant, et 15 % disent avoir rompu de ce fait. Trois fois plus de femmes nous ont répondu que leurs partenaires tâchaient de s’améliorer sexuellement après avoir réalisé qu’ils ne les faisaient pas jouir. Ainsi, les hommes interrogés montrent une volonté d’amélioration après réalisation que leurs partenaires ne jouissaient pas vraiment.

Jouir sans angoisses

Bien que nous montrons que les femmes sont plus enclines à simuler l’orgasme (et plus à l’aise en le faisant), les hommes aussi admettent feindre parfois la plénitude. Si l’on en croit les idées reçues, il serait en outre beaucoup plus facile pour les hommes que pour les femmes de jouir avec régularité, bien que ceci les fasse se sentir deux fois plus honteux lorsqu’ils sont pris à simuler.

Les expériences sexuelles ne devraient jamais amener quelqu’un à se sentir coupable ou honteux. Chez Zava, nous pensons qu'être à l’aise avec son corps et sa sexualité est essentiel. Nos médecins en ligne proposent donc des consultations médicales pour accompagner les patients, notamment au sujet de leur santé intime : contraception, dysfonction sexuelle, infections sexuellement transmissibles... Que ce soit pour gagner du temps ou éviter la gêne, vous pouvez vous faire aider par nos médecins via une consultation en ligne en toute confidentialité, sans face-à-face et sans rendez-vous.

Méthodologie

Nous avons interrogé 1000 Américains et 1000 Européens au sujet de leurs expériences avec la simulation d’orgasmes.

Droits d'usage

Vous pouvez réutiliser les données, les informations et les graphiques diffusés sur cette page pour peu que vous ajoutiez un lien vers le site www.zavamed.com afin de faire référence à l'auteur de l'étude et afin que vos utilisateurs puissent en savoir plus sur le projet et sa méthodologie.