Enquête : La contraception, une affaire de couple ?

Qui est responsable de la contraception au sein du couple ? Les hommes sont-ils prêts à subir les effets secondaires rapportés par les femmes utilisant une contraception ? Quels sont les moyens de contraception réellement mis à disposition des hommes ?

A l'occasion de la journée mondiale de la contraception, Zava, expert de la téléconsultation notamment sur ce sujet, a demandé à 1000 personnes aux USA et en Europe de répondre à quelques questions sur le sujet, et à ses médecins de faire le point sur les moyens de contraception réellement mis à disposition des hommes aujourd'hui.

La contraception est perçue comme une affaire de couple pour la majorité d'entre eux... Sur le principe du moins.

Quand il s'agit de contraception, 80% des hommes pensent qu'ils sont aussi concernés que leur partenaire. Cela s'applique également à la partie financière, puisque 85% des hommes et 90% des femmes pensent que le coût de la contraception est l'affaire des deux partenaires. Une idée qui séduisante sur le papier mais loin des statistiques rapportées par les Nations Unies qui rappellent qu'en pratique ce sont deux femmes mariées sur trois utilisent qui une contraception(1).

Des effets secondaires moins séduisants

Prise de poids, variations d'humeur, perte de libido, saignements inattendus... Quand on interroge les hommes sur les effets secondaires déclarés par les femmes ayant répondu à l’enquête et qui prennent une contraception, 30% d’entre eux ne seraient pas prêts à endurer les mêmes effets indésirables.

1 quart des hommes seraient prêts à "être enceinte"

26% des hommes sondés accepteraient de porter un enfant. A noter cependant, des différences d'opinions importantes selon le statut marital des hommes : en effet, presqu'un tiers des hommes mariés de l'enquête se disent prêts à une grossesse à la place de leur partenaire, contre moins d'1 sur 4 pour les hommes en couple mais pas mariés, et moins d'1 sur 5 pour les célibataires.

Les moyens de contraception mis à disposition des hommes aujourd'hui

Au delà du préservatif qui on le rappelle, reste le moyen le plus sûr de se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles, les hommes ont pour le moment la vasectomie comme alternative. D'autres solutions sont en cours d'élaboration et de test.

Parmi les méthodes encore expérimentales, on trouve :

Il semble qu'il reste encore du chemin à parcourir avant que la contraception soit réellement une affaire de couple. Cela doit également passer par un changement profond d'après Sophie Albe-Ly, médecin généraliste chez Zava : "Le premier problème qui se pose sur la contraception est que le sujet est abordé par les femmes au début de leur vie sexuelle chez leur gynécologue ou leur médecin traitant, un moment où l'homme est rarement présent. Il n'existe pas de rendez-vous ou de temps de dialogue équivalent dans les consultations médicales recommandées chez le jeune homme. Pourtant, prendre le temps de cette discussion serait un premier pas vers une plus grande égalité face à la contraception".

En attendant que la contraception devienne vraiment une affaire de couple, chez Zava, nous pensons qu'elle doit rester aussi simplement accessible que possible. Nos médecins proposent des consultations médicales en ligne avec délivrance d'ordonnance pour la contraception.

Méthodologie
Zava a interrogé 1000 Américains et 1000 Européens par internet en 2017.

Droits d'usage
Les informations et graphiques de cette page peuvent être réutilisés librement dès lors qu'un lien vers l'enquête originale ainsi que la taille de l'échantillon et la méthodologie sont citées.

Sources :
(1) UN - Trends in Contraceptive Use Worldwide - 2015
(2) Efficacy and Safety of an Injectable Combination Hormonal Contraceptive for Men - 2016 The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, Volume 101, Issue 12, 1 December 2016, Pages 4779–4788
(3) The contraceptive efficacy of intravas injection of Vasalgel™ for adult male rhesus monkeys
Angela Colagross-Schouten, Marie-Josee Lemoy, Rebekah I. Keesler, Elaine Lissner and Catherine A. VandeVoort
Basic and Clinical Andrology /Journal officiel de la Société d'andrologie de langue française 2017